Bibliothèque de l'abbaye du Bec-Hellouin

  • Type :
    • Bibliothèque / clergé régulier / moines
  • Ancien possesseur :
  • Notes :
    • "Lanfranc, nommé prieur en 1045, est le créateur des écoles et de la bibliothèque. Il dirige lui-même le scriptorium et, après lui, saint Anselme, par les soins de qui les manuscrits copiés au Bec, principalement ceux qui contiennent ses propres œuvres, se répandent dans les abbayes de France et d'Angleterre. Le rôle de Robert de Torigny, moine au Bec de 1128 à 1154, est aussi considérable. Il enrichit la bibliothèque d'ouvrages historiques rares et contribue sans doute à la rédaction du catalogue ancien des manuscrits ; celui-ci est assez longtemps tenu à jour. Celui que nous conservons n'est qu'une copie exécutée par ses soins à l'usage du Mont-Saint-Michel. Le scriptorium reste la source normale des accroissements. En 1163-1164, le don par Philippe de Harcourt, évêque de Bayeux, de 140 volumes double le nombre des livres de la bibliothèque, ce qui fait d'elle la plus riche de Normandie. Ses manuscrits sont libéralement prêtés dans les monastères voisins. Le Bec participe, d'ailleurs, au catalogue collectif réalisé par l'abbaye cistercienne de Savigny. Peu d'accroissements aux XIVe et XVe siècles. L'abbé Estod d'Estouteville (1388-1391) s'attribue une partie des manuscrits de la bibliothèque. Pendant la guerre de Cent ans, beaucoup de livres furent perdus, notamment en 1421, à la suite de l'occupation de l'abbaye par les Anglais. Au XVIe siècle, abandon complet des manuscrits. Au début du XVIIe siècle, un accident détruit la bibliothèque. Dom Anselme Le Michel, vers 1640, dresse des catalogues partiels. Les religieux de Saint-Germain-des-Près obtiennent un certain nombre des manuscrits, en échange d'imprimés. En 1693, dom Julien Bellaise rédige un nouveau catalogue, décrivant 225 volumes. En 1792, après le départ des moines, les livres restèrent abandonnés dans les bâtiments transformés en dépôts militaire. Lorsqu'on s'en soucia, une douzaine d'années plus tard, presque tout avait disparu." (Voir : fichier codico, IRHT) (Source : Bibale)

Aujourd'hui conservée à

Paris. Bibliothèque nationale de France, Département des manuscrits

Sources des données