France, Paris, Bibliothèque nationale de France, Département des manuscrits, Supplément grec 1027

Texte du manuscrit

Source des données : Pinakes

Athanasius quidam : Opera [Grec].

Homère (08..-08..) : Iliade [Grec].

Anciens possesseurs

Anciennement dans

Bibliographie

  • R. Browning, C. Constantinides, Dated Greek Manuscripts from Cyprus to the Year 1570, Dumbarton Oaks Studies 30, Washington, DC, Nicosia, Dumbarton Oaks Research Library and Collection, 1993
  • C. Astruc, M. Concasty, Bibliothèque nationale. Catalogue des manuscrits grecs. Troisième partie : Le Supplément grec, Tome III, numéros 901-1371, Paris, 1960 (Version en ligne)

Présentation du contenu

  • Papiers d'ATHANASE LE RHÉTEUR (cf. la notice précédente, et les indications générales données à propos du Parisinus Suppl. gr. 1014) ; quelques documents sont datés des années 1613-1616.


    1(f. 2) Sous le titre (de la main d'Athanase) « per congelare il rnercurio », recette alchimique en italien, copiée par une main occidentale (elle occupe un morceau de papier collé sur le feuillet lui-même).


    2(ff. 3-4) Sans titre, indications (tirées littéralement, ou résumées, dἘustathe) sur Homère et le début de lἸliade. — Main d'Athanase.


    3(f. 7r.v) Sous le titre Ἐκ τῶν εἰς τὰ τοῦ Ὁμήρου τοῦ Εὐσταθίου παρεκϐολῶν κανόνες γραμματικοί, règles grammaticales tirées des commentaires homériques dἘUSTATHE ; la première correspond à Eust. 8, 43 ; la dernière, de façon moins littérale, à Eust. 52, 24. — Main d'Athanase.


    4(f. 9r.v) Sous un titre similaire, définitions et notes, tirées dἘUSTATHE, touchant la poésie et la rhétorique ; la première correspond à Eust. 7, 44 ; la dernière se rapporte, semble-t-il, à Eust. 1465, 4. — Main d'Athanase.


    5(ff. 11-30) Sans indication d'auteur, paraphrase du chant I de lἸliade (inc. [Μ]έγα τι ὁ ἀναστέναγμος καὶ τάχιστον ἄκουσμα πρὸς τὸν θεὸν). — Main d'Athanase, qui a ajouté à la fin (f. 30) : Τέλος τῆς ᾱ τοῦ Ὁμήρου ῥαψωδίας τῆς Ἰλιάδος.


    6(ff. 35-43) Règles grammaticales inspirées de divers grammairiens byzantins (références marginales à Constantin Lascaris, Manuel Chrysoloras, Théodore Gaza). — Main d'Athanase.


    7(ff. 50-103v) Version latine de la Confession de la foi orthodoxe, sous forme de longue épître au Roi de France Louis XIII, dont le brouillon grec autographe se lit aux ff. 208-263v. (L'adresse et les trois premières lignes biffées de cette épître se lisent déjà au f. 49.) La date (Rome, 2 mars 1616) est au f. 103v. Main occidentale, avec ratures et additions d'une autre main (ainsi f. 49v). L'adresse, qui primitivement se bornait aux mots : Ludouico 13. [chiffres biffés de seconde main, et remplacés par X. (sic)] piissimo et Chris-(tianissi)mo Francorum Regi, a été modifiée par Athanase, qui a ajouté, avant Ludouico, les mots Sanctae Christi catholicae et apostolicae Ecclesiae primogenito, et qui a fait suivre le mot Regi de : Abbacu(m) Palaeologus, Constantinopolitanus Sanctae magnae Christi Ecclesiae protosyggellus, et hieromonachus. Le nom d'Abbakoum Paléologue est un pseudonyme choisi pour la circonstance par Athanase le Rhéteur, auteur de l'opuscule (ef. f. 208).


    8(ff. 106-107v) Version latine de la première lettre d'Athanase à Hilarion, métropolite dἨéraclée, datée de Constantinople, 28 mars 1614 (cf. le brouillon autographe de l'original grec, plus bas, ff. 276-279v). — Main occidentale.


    9(ff. 108-142v) Version latine d'une autre lettre du même au même, datée de Naples, 5 novembre 1614 (sic pour : 5 septembre ; cf. le brouillon autographe de l'original grec, ff. 280-320v). — Même main occidentale que la précédente jusqu'au f. 129v, puis (f. 130) un raccord de six lignes de la main d'Athanase, que relaie (ff. 130-141v) une seconde main occidentale, elle-même suivie (f. 141v, avant-dernière l.-f. 142v) par une troisième.


    10(ff. 144-145v) Version latine d'une autre lettre du même au même, datée de Naples, 9 septembre 1614 (ef. le brouillon autographe de l'original grec, ff. 322-326v). — Main occidentale, distincte, semble-t-il, des précédentes ; dans la marge supérieure du f. 144, Athanase a écrit : epistola quinta, cuius titulum uideas in graeco.


    11(ff. 149-206v) Deuxième version latine de l'épître à Louis XIII dont le texte grec se lit aux ff. 208-263v. Main occidentale distincte de toutes les précédentes. L'adresse est ainsi libellée : Ludouico XIII piissimo et Christianiss(im)o Francorum regi Constantinopolitanae sacrae Chr(ist)i magnae ecclesiae protosyggellus et inter ieromonacos Athanasius Rhetor (ce dernier mot biffé, et remplacé par Orator, de la main d'Athanase, qui a écrit également le mot protosyggellus dans l'espace laissé en blanc à cet effet par la main occidentale). La date (f. 206v) a été mal transcrite par le copiste (Rome, 2 mars 1651, au lieu de 1616). Cette traduction est précédée (f. 148) par un avertissement, de la main d'Athanase, disant : haec seruient si gallicus character quo ista rescripta sint, legi non possit. Si uero ille legibilis erit et benè se habebit absque errore, haec compure (sic) et noli laborare ut iterum cu(m) aliis conferas. (Athanase semble avoir lui-même surchargé le p de compure par un b, qui donne la forme correcte, mais cette rectification a été faite de façon peu distincte.)


    12(ff. 208-263v) Brouillon grec autographe de la Confession de foi orthodoxe adressée à Louis XIII par Athanase le Rhéteur. L'adresse, plusieurs fois remaniée par Athanase, est ainsi conçue : Τῷ τῆς ἁγίας τοῦ Χ(ριστο)ῦ καθολικῆς κ(α)ὶ ἀποστολικῆς ἐκκλησίας πρωτοτόκῳ, Λοδοΐκῳ τῷ δεκάτῳ (sic, les mots τρὶς καὶ précédant ce chiffre ayant été biffés) εὐσεϐεστάτῳ κ(α)ὶ χριστιανικωτάτῳ Κελτῶν βασιλῖ. Ὁ τῆς ἐν Κωνσταντινουπόλει ἁγίας τοῦ Χ(ριστο)ῦ μεγάλης ἐκκλησίας πρωτοσύγγελλος, κ(α)ὶ ἐν ἱερομονάχοις Ἀϐϐακοὺμ ὁ ἀπὸ τῶν Παλαιολόγων (le nom Ἀϐϐακοὺμ κτλ. remplace le nom primitivement écrit : Ἀθανάσιος ὁ ῥήτωρ, encore lisible quoique vigoureusement biffé) εὖ πράττειν. Au f. 263v, la date : ἀπὸ Ῥώμης, σκιρροφοριῶνος δευτέρᾳ ἱσταμένου ἀπὸ θεογονίας, ἔτει, αχις' (= 2 mars 1616).


    13(ff. 264-273v) Copies de diverses lettres. Successivement : a(ff. 264-265) série de six lettres d'Athanase introduite par l'indication : † αἱ αἱπιστολαὶ (sic) αἵτινες ἐστάλθισαν (sic) ἐξ ἐμοῦ εἰς τὸν Φπκιο (?) τὸν ἀγάπητόν μου ; (le nom du destinataire est constamment abrégé dans les adresses, la plupart du temps en φπκῳ, dans les deux dernières en φκῳ ; cet ami d'Athanase est désigné le plus souvent par lui comme ῥήτωρ ; il est qualifié de poète, τῷ ἐν ποιηταῖς ἀρίστῳ, dans l'adresse de la quatrième lettre) ; soit : (f. 264) lettre 1 (datée du 10 septembre 1613, ἐκ τοῦ ἐπφνου [?]) ; (f. 264r.v) lettre 2 (13 septembre [1613]) ; (f. 264v) lettre 3 (15 septembre [1613]) ; (ff. 264v-265) lettre 4 (20 septembre [1613]) ; (f. 265) lettre 5 (2 octobre 1613) ; (f. 265) lettre 6 (4 octobre 1613) ; b(ff. 265v-266) série de deux autres lettres, la première (ff. 265v-266) introduite par la mention : Πρὸς τὸν ἐν ἱερεῦσι Ἀναστάσιον τὸν μαθητὴν τοῦ Νικηφόρου ; elle est adressée par Athanase à Anastase Pyllarinos, à Andrinople (le nom complet, τῷ Πηλαρινῷ Ἀναστασίῳ figure au f. 266, après la date) ; datée de Constantinople, 20 avril [1613] ; la seconde (f. 266) est adressée par ANASTASE [PYLLARINOS] au supérieur du couvent des Jésuites, à Galata, et datée d'Andrinople, ͵αχιγ', μαιμακτηριῶνος ζ' φθίνοντος (= 24 septembre 1613) ; Anastase Pyllarinos est mentionné par É. Legrand (Bibl. hell., XVIIe siècle, t. V, Paris 1903, p. 448) comme le père de Sissimos Pyllarinos, de Céphalonie ; c(ff. 266-273v) série de lettres relatives à la controverse qui opposa Athanase le Rhéteur à Hilarion, métropolite dἨéraclée, sur le sujet de lἸmmaculée Conception (cf. Gennade M. Arabadjoglou, Φωτίειος Βιϐλιοθήκη, I, Constantinople 1933, pp. 73-76, et deux articles du même dans Ὀρθοδοξία, 23, 1948, pp. 184-189, et 27, 1952, pp. 12-15) ; la série est introduite par cet avertissement : Ἐπιστολαὶ αἳ ἐγράφησαν πρὸς τὸν Ἰλαρί(ων) τὸν Ἡρακλείας περὶ τῆς ὑποθέσεως ἦς ἐφιλονηκήσαμεν (sic). ὅτι εἰ ἡ Παναγία ἐγεννήθη ὑπὸ τὸ προπατορικὸν ἁμάρτημα, περὶ οὗ ἠναγκάσθειν (sic) γράψαι κ(α)ὶ δοῦναι μοι ταῦτα (suivent en trois lignes les thèses dἨilarion) ; la première lettre d'Athanase (f. 266) est datée seulement de 1610 (éd. Arabadjoglou, Φωτίειος Βιϐλιοθήκη, p. 90, document Ββ3, selon le texte fourni par le Suppl. gr. 1030, f. 46, où l'on trouve vraisemblablement la date exacte, 28 mars 1614) ; la deuxième n'est pas datée ; occupant d'abord les ff. 266v-272v, elle semble avoir été accrue de deux post-scriptum successifs, le premier aux ff. 272v-273, le second au f. 273r.v (lettre éd. partiellement par Arabadjoglou, op. cit., pp. 88-90, document Ββ2, qui s'arrκte aux mots ἄνδρες ἀξιολογώτατοι [= f. 267, l. 3 du bas] ; le f. 266v est reproduit en fac-similé, ibid., p. 74 ; le même éditeur, au début du document Ββ1, p. 88, donne trois lignes extraites de la mκme lettre [= f. 268v, ll. 25-27]) ; suit (f. 273v) une lettre adressée, semble-t-il, en plusieurs exemplaires à divers jésuites, et datée du 8 octobre 1614 ; elle doit être écrite à Rome même, Athanase y faisant allusion à « l'empêchement de l'âge » qui lui interdit l'entrée du Collège grec de cette ville (cf. É. Legrand, op. cit., t. III, Paris 1895, p. 418, ll. 11-14, et L. Petit dans son article consacré à Athanase, Dict. Théol. Cath., t. I, 2, Paris 1923, col. 2187). — Dans toute cette section, l'écriture est celle d'Athanase, plus ou moins serrée ou négligée.


    14(f. 274) Copie de l'argument rédigé par JEAN CHAMETES, chartophylax de Chio et archimandrite de la Grande Église, pour lἨistoria Dogmatica de Georges Métochite ; ce petit texte a été copié sur le Vaticanus gr. 1583, f. XVIII (d'après lequel J. Cozza-Luzzi l'a édité dans la Nova Patrum Bibliotheca, t. VIII, Rome 1871, 2, p. 228 ; cf. C. Giannelli, Codices Vaticani graeci... 1485-1683, Vatican 1950, pp. 191-192) ; Athanase l'a précédé de l'inscription que voici : Τὸ τῆς περιοχῆς τοῦ βιϐλίου ὃ ἐπώλησεν ὁ ἐκ Χίου ἐν ἱερεῦσι λογιώτατος κύρ(ιος) Ἰω(άνν)ης τῆς βιϐλιοθήκης τοῦ ἁγιωτάτου πάπα, ἴσου τοῦ ἰδιοχείρου αὐτοῦ. — Main d'Athanase.


    15(f. 274r.v) Lettre à Anthime (sans autre précision de nom, ni de date ; écrite très probablement de Rome, Athanase y exaltant la Ville et l'Église romaine). — Copie autographe.


    16(ff. 276-327) Brouillons autographes de trois lettres d'Athanase à Hilarion, métropolite dἨéraclée (cf. plus haut, ff. 266-273v, deux autres lettres relatives à la même controverse) ; soit : a(ff. 276-279v) première lettre (ἐπιστολὴ πρώτη, marge sup. du f. 276), datée de Constantinople, ͵αχιδ' θεογονίας, μουνυχιῶνος τρίτῃ φθίνοντος (= 28 mars 1614 ; Athanase avait d'abord écrit μαρτίου κη', mots qu'il a biffés et remplacés par ceux qu'on vient de lire) ; voir plus haut (ff. 106-107v) la version latine de cette lettre (Arabadjoglou, op. cit., dans son document Ββ1, p. 88, donne un passage du texte grec : deux mots du f. 276) ; b(ff. 280-320v) deuxième lettre (Athanase avait d'abord écrit, dans la marge intérieure du f. 280, ἐπιστολὴ τετάρτη, puis πέμπτη, puis il biffa tout), datée, αχιδ' Χ(ριστο)ῦ, ἀπὸ Νεαπόλεως, μαιμακτηριῶνος πέμπτῃ ἱσταμένου (= 5 septembre 1614 ; la date actuelle remplace les mots σεπτεϐρίου ε', qu'Athanase a biffés) ; voir plus haut (ff. 108-142v) la version latine de cette lettre ; Arabadjoglou a prétendu éditer cette lettre (op. cit., pp. 91-92, document Ββ4), mais, s'étant servi de la copie très incomplète du Suppl. gr. 1030, f. 51v, réduite à une page, il a cru que le f. 51r donnait la fin de la même lettre, et a ainsi amalgamé le début de la lettre du 5 septembre 1614 avec la majeure partie de celle du 20 août 1614 (qui, dans le Suppl. gr. 1030, occupe les ff. 46v. 51r) ; le même auteur, dans son document Ββ1 (p. 88), a cité une phrase extraite de la même lettre (= Suppl. gr. 1027, f. 289v) ; le même encore, dans la revue Ὀρθοδοξία, 27, 1952, cite un passage du f. 286v (pp. 12-13) et un autre du f. 288v (p. 14) ; c(ff. 322-326v) troisième lettre (désignée par Athanase, dans la marge extérieure du f. 322, comme ἐπιστολὴ πέμπτη), datée ἀπὸ Νεαπόλεως, ͵αχιδ' θεογονίας, μεμακτηριῶνος (sic) ἐννάτῃ ἱσταμένου (= 9 septembre 1614) ; Arabadjoglou, dans Ὀρθοδοξία, tom. cit. (pp. 13-14), donne le début de cette lettre ; la languette de papier qui tient lieu de f. 321 porte au verso un avertissement d'Athanase disant que la même lettre a été envoyée par lui à Théophane [II] de Philadelphie, à Venise (successeur de Gabriel Sévère, cf. Suppl. gr. 1026, ff. 1-16v) : la fin de l'épître fut modifiée pour la circonstance, et Athanase donne cette fin au f. 327 (elle est datée de Paris, 20 octobre 1620) ; voir plus haut (ff. 144-145v) la version latine de la lettre (non modifiée à l'intention de Théophane).


    17(ff. 329-345v) Copie autographe raturée d'une longue épître en grec à Louis XIII, inachevée (l'adresse est cette fois sans retouches : Λοδοΐκῳ τῷ τρὶς καὶ δεκάτῳ — Ἀθανάσιος ὁ ῥήτωρ, εὐδαιμόνως χαίρειν), exposant la controverse d'Athanase avec Hilarion, métropolite dἨéraclée (inc. Τὰ βραϐεῖα τῶν καλῶν κἀγαθῶν καὶ μειζόνων ἀγώνων).


    18(ff. 347-350) Brouillon autographe d'une épître en grec à Louis XIV, inachevée, dans laquelle Athanase entendait stigmatiser ses ennemis, et particulièrement Hilarion dἨéraclée (v. f. 347v) ; dans les ff. 348v-350, Athanase en vient à donner des renseignements autobiographiques, qui ont été édités, à quelques lignes près, par É. Legrand (op. cit., t. III, pp. 417-418), et, de façon encore moins complète, par Arabadjoglou (Φωτίειος Βιϐλιοθήκη, I, pp. 84-85 : document Bal) ; l'adresse est rédigée comme suit : Τῷ εὐσεϐεστάτῳ τε θεοφυλάκτῳ κ(α)ὶ θεοστέμπτῳ βασιλεῖ τ' ἀγαθῷ κρατερῷ τ' αἰχμητῇ τετάρτῳ (sic) τῷ τῶν Φραγγῶν κ(α)ὶ Κανταύρων μεγάλῳ τῷ πάνυ, Ἀθανάσιος, ἐν κ(υρί)ῳ χαίρειν. Inc. Τοῦ κ(υριο)ῦ κ(α)ὶ θ(εο)ῦ κ(α)ὶ σ(ωτῆ)ρ(ο)ς ἡμῶν Ἰ(ησο)ῦ Χ(ριστο)ῦ ἐν τοῖς θείοις κ(α)ὶ ἱεροῖς αὐτοῦ εὐαγγελίοις.


    19(ff. 355-423) De la main d'Athanase, et sous le titre de νοήματα, notes et réflexions (en grec) de toute sorte, sans ordre apparent : exemples moraux tirés de l'Écriture, commentaires de passages des Évangiles ou de lἈncien Testament, définitions de mots, anecdotes historiques, philosophiques ou édifiantes, proverbes, sentences, etc.


    20(ff. 428-437) Autre série de νοήματα, comme ci-dessus (à partir du f. 434, ces annotations occupent des morceaux de papier de dimensions variables, que l'on a collés sur des feuillets blancs ; au f. 435, deux références en latin). — Main d'Athanase.


    21(f. 438) Liste de métaux ou métalloïdes (en grec, avec leurs équivalents en turc) entrant dans la composition des recettes alchimiques qui occupent les feuillets suivants ; suivent en effet (ff. 439-443v) sept recettes d'alchimie (en grec) : quatre pour fabriquer de l'or, deux pour obtenir de l'argent ; la dernière, mutilée, est réduite à trois lignes. — Main d'Athanase.


    22(ff. 448-481. 484-497v) Ensemble de recettes alchimiques de toute nature, entremêlant le grec et l'italien (ce dernier domine) ; toutes de la main d'Athanase, à l'exception de celle des ff. 480-481 (d'une main italienne).


    23(ff. 500-510) Brouillon autographe d'un discours d'Athanase, en grec (introduit par la mention Ἀθανασίου ἱερομονάχου λόγος, mais les deux premiers mots ont été biffés), sur le figuier de Zacchée, le reniement de S. Pierre et la trahison de Judas (inc. Εἰς τὰ ὑπερφυῆ ἐκεῖνα καὶ μεγάλα) ; plus de la moitié du f. 508v a été laissée en blanc ; le texte, inachevé, s'arrête avant le bas du recto du f. 510.


    24(ff. 515-522) Texte imprimé : deux binions (signés χ et ψ) comportant les ff. 85-92 d'une édition du XVIe siècle (filigrane : Main sommée d'une étoile, se rapprochant des exemples de Briquet n°s 11208 et suivants ; milieu du XVIe siècle). Titres courants ; 30 lignes à la page. Les caractères semblent une imitation (avec quelques différences) de ceux des scholies de l'édition aldine de Dioscoride (Venise 1499) : cf. R. Proctor, The Printing of Greek in the fifteenth, Century, Oxford 1900, p. 193, pl. XVII. — Le fragment conservé débute dans la lettre du Concile de Carthage au pape Célestin I (inc. mut. μὴ ἆρα τίς ἐστιν, éd. Rhalli-Potli, Σύνταγμα..., t. III, Athènes 1852, p. 620, l. 28) ; on a ensuite (ff. 515v-516v = ff. 85v-86v de l'imprimé) l'extrait des actes concernant Agapius et Bagadius (tom. cit., pp. 625-627) ; enfin (ff. 516v-522v = ff. 86v-92v de l'imprimé) les 7 premiers canons du concile in Trullo (éd. citée, t. II, 1852, pp. 295-321). — Au haut de la marge extérieure du f. 515, inscription de la main d'Athanase.


    (Source : BnF, Département des manuscrits)

Notes

  • La majorité des feuillets composant ce volume sont de formats divers, inférieurs aux dimensions maximum indiquées dans la première partie de la notice ; le f. 321 n'est qu'un petit morceau de papier inséré entre 320v et 322 ; les feuillets numérotés 2 et 434-437 sont constitués par des morceaux de papier de dimensions diverses, collés sur les feuillets blancs correspondants.
    Feuillets demeurés vides d'écriture : 1v. 2v. 4v-6v. 8r.v. 10r.v. 30v-34v. 43v-48v. 104-105v. 143r.v. 146-147v. 148v. 185v. 207r.v. 275v. 327v-328v. 346r.v. 350v-354v. 423v-427v. 434v. 435v. 436v. 437v. 438v. 444-447v. 481v-483v. 498-499v. 510v-514v.
    Ce manuscrit est l'ancien Séguier 385 : cf. Parisinus Β. N. lat. 11878, f. 118v, et la notice du Suppl. gr. 1026. Cote reproduite au dos même de la reliure, dans le titre : « Athanasij Rhetoris Varia et Aduersaria collé IIIe IIIIxxV. » Même destinée que le volume précédent, mais le présent manuscrit en porte des marques plus explicites ; d'abord, l'étiquette apposée sur le f. 1 lors du transfert des collections de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés à la Bibliothèque nationale : « N° 1. 110e paq. Colé 3573. Manuscrits grecs. — Athanasii Rhetoris opera varia. — (voyés le bulletin). » ; ensuite, la cote « Coisl. 357, 3 », visiblement déduite de l'étiquette en question, et portée par une main du début du XIXe siècle en haut des ff. 1 et 3 (quant à la confirmation apportée par une addition manuscrite relevée sur un exemplaire de la Bibliotheca Coisliniana, v. la notice précédente). Cette cote fut biffée par H. Omont au moment où (entre 1883 et 1885, cf. notice du Suppl. gr. 1013) ce dernier plaça le volume dans le Supplément grec, à son rang actuel.
    (Source : BnF, Département des manuscrits)

Sources des données