France, Paris, Bibliothèque nationale de France, Département des manuscrits, Latin 18014

Textes du manuscrit

Source des données : Esprit des livres

Source des données : Europeana Regia

Source des données : Mandragore

Anciens possesseurs

Attesté dans

Enluminures et décors

Anciennement dans

Bibliographie

  • V. Leroquais, Les livres d'heures manuscrits de la Bibliothèque nationale, II, Paris, 1927, p. 175-187
  • M.Meiss, French Painting in the time of Jean de Berry, The late fourteenth century and the patronage of the duke, Londres-New York, 1967, p. 155-193, 334-357, fig. 83-176
  • Les Fastes du gothique : le siècle de Charles V, Paris, éditions de la Réunion des musées nationaux, 1981, p. 343-344

Notes

  • Une mention inscrite sur le recto de la de la garde A ont incité les historiens à voir en Louis Ier d'Anjou le premier destinataire du manuscrit. L'ouvrage serait passé à sa mort, en 1384, à son fils Louis II d'Anjou : « … Et estoit escrit desus : Louys roy de Hierusalem et de Sicile, duc d’Anjou, 1390 ». Celui-ci l’aurait offert par la suite à son oncle Jean de Berry. Cette hypothèse est de nos jours réfutée et François Avril a confirmé que le premier possesseur des Petites Heures était sans aucun doute Jean de Berry dont les armes figurent dans nombre d’initiales ornées et dans le fond de la peinture du f. 17. Le volume est cité dans les inventaires de la librairie de Jean de Berry en 1402 et 1413 : Inv. 1402 : « Item une tres belles Heures contenens pluseurs Heures et commemoracions de Dieu et de ses sains, ou commencement desquelles est le kalendrier richement ystorié des Epistres de saint Pol de l’Ancien et Nouvel Testament, et après sont pluseurs Enseignemens escriptz en françois de bien et honnestement vivre selon Dieu ; et lesquelles Heures sont tres richement ystoriees en pluseurs lieux, et mesmement ou commencement des Heures de Nostre Dame d’une Anonciacion et de pluseurs appostres a l’entour. En la fin a une oroison escripte en latin, qui se commence : Sancta crux ; et sont couvertes d’un sathin bleu doublé d’un tercelin vermeil, garnies de deux fermouers d’or a deux ors (sic pro ours) tenens les armes de monseigneur assiz sur tixuz noirs semez de treffles d’or ; et est la pipe desdictes Heures esmaillee aus armes de mondit seigneur, garnie de deux perles et ou milieu un balay longuet » (BnF, ms. Latin 11496, f. 18, n° 172).Inv. 1413 : même description à l’exception de la reliure : « … et souloient estre couvertes d’un satin bleu, doublé d’un tiercelin vermeil, et a present sont couvertes de drap de damas violet, garnie de deux fermouers d’or… » (Guiffrey, Inventaires…, I, 1894, p. 224, n° 851). La description du manuscrit correspond au volume : les bordures supérieures du calendrier sont illustrées du cycle de saint Paul depuis la scène du chemin de Damas : sous l’apparition de la Vierge à une porte fortifiée sont représentées onze scènes de prédication. La marge inférieure est consacrée aux prophètes et aux apôtres tenant dans des phylactères des textes d’accompagnement du cycle du Credo (cf. Avril, Les Petites Heures.., 1989, p. 207-222). La page frontispice des Heures de la Vierge au f. 22 représente une Annonciation entourée de seize personnages inscrits dans des niches : on reconnaît les apôtres sur les côtés verticaux et la bordure inférieure. Le dernier cahier ayant été remplacé, l’incipit du dernier feuillet n’a pu être repéré. Il comportait une oraison latine à la Croix, commençant par les mots Sancta crux. Une addition notée sur l’inventaire de 1413 indique que le manuscrit fut offert par Jean de Berry à Jacquette, épouse de Robinet d’Estampes, le 28 mai 1416 : « Date fuerunt per dominum ducem Bituricensem et per ejus litteras datas .XXVIIIa. die maii .M. .CCCC. .XVI°. uxori dicti Robineti de Stampis, hic redditas. Et sic quictus hic idem Robinetus ». Selon la mention inscrite sur la garde A, le manuscrit se trouvait au début du XVIIe siècle dans les collections de Charles III de Lorraine (1543-1608). Roger de Gaignières écrit au bas de la même page de garde, avoir acheté le volume à Madame du Chasnay, cloître des Bernardins. Entré dans la bibliothèque de Louis-Jean Gaignat après 1750, il passa en 1769 dans les collections du duc de La Vallière, dont il porte la cote : « La Val[lière] 127 » dans la marge supérieure du f. 1. Il est répertorié sous le titre : « Heures de Louis II, duc d’Anjou, roi de Jérusalem et de Sicile », au n° 284 du Catalogue des livres de feu M. le duc de La Vallière, I, 1783, p. 96-98. Il fut acquis par la Bibliothèque royale en 1784, à la première vente de cette collection. (Source : BnF, Département des manuscrits)
  • La Vallière. (Source : BnF, Département des manuscrits)
  • On lit sur un feuillet de vélin, à la fin du Volume, ces mots : "Ces heures ont esté reliées en l'estat qu'elles sont en l'an 1606 par ordre de Charles par la grace de Dieu Duc de Lorraine et de Bar. Auparavant, elles estoient couuertes d'argent, mais les pieces estoient fort gastées & rompues & paroissoit y auoir eu des pierreries sur l'argent. Et estoit escrit dessus, Louys Roy de Hierusalem & de Sicile, Duc Danjou 1390." On trouve à la suite de cette note, celle-ci de la main de M. Gaignières : "Elles estoient reliées en Velours uiolet fort passé et fort uzé auec des coins et des fermoirs d'argent doré lorsque je les achetay... le... de madame du chasnay dans le cloistre des Bernardins de paris je les ay fait relier comme elles sont le 9 may 1708 et cet escrit estoit au premier feuillet. R. de Gaignières." Ses titres sont en rouge. (Source : Esprit des livres)
  • Enrichi de 113 miniatures d'une beauté parfaite. Les plus grandes portent environ 3 pouces en quarré, et les plus petites 2 pouces. 29 de ses tourneures représentent les Armes d'Anjou Moderne, qui sont semées de France, à la bordure de gueules ; et la plupart de ses feuillets sont entourés d'arabesques peints et chargés de petits Oiseaux exécutés avec une extrême délicatesse. La miniature qui décore [le second] Traité représente un Concert Céleste ; elle est intéressante, parce qu'elle nous fait connaître les Instruments du XIV siècle. On y voit un Tambour de Basque, une Cornemuse à 3 chalumeaux, des Cymbales, le Luth à 5 cordes, des Tymbales, une Flute à bec, un Orgue portatif à 7 tuyaux, un Violon à 4 cordes, et un Tympanon. Il nous semble que la miniature qui orne [le dernier] Office représente un Prince de la maison d'Anjou, ou quelque grand Seigneur. S. Paul d'adressant aux Romains, aux Corinthiens, aux Galates, aux Ephésiens, aux Philippiens, aux Colossiens, aux Thessaloniens, à Timothée, à Tite, à Philémon & aux Hébreux, fait le sujet des autres miniatures du calendrier de ce MS. L'Eglise est représentée dans chaque sujet sous la figure d'une femme élevée sur un édifice, tenant dans ses mains un étendard. Parmi le grand nombre d'Heures manuscrites qui nous ont passé par les mains, nous n'en avons rencontré qu'une seule qui fût décorée des même miniatures. (Source : Esprit des livres)

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