France, Paris, Bibliothèque nationale de France, Département des manuscrits, Supplément grec 1277

Texte du manuscrit

Source des données : Pinakes

Philotheus Sinaita monachus (06..?-06..?) : Capita ascetica (CPG 7866) [Grec].

Varia (Ius canonicum) [Grec].

  • Œuvre associée : Varia (Ius canonicum)
  • Feuillets : 079v
  • Incipit : Τοῦ βασιλέως Θεοφίλου συγχωρήσει Θεοῦ τὸ κατ' ἐκεῖνο καιροῦ (Source : Pinakes)

Ancien possesseur

Anciennement dans

Bibliographie

  • A. Rigo, « Un autore spirituale sconosciuto del X secolo », Byzantion, 79, 2009, p. 306-359
  • P. Roelli, Marci Monachi opera ascetica. Florilegium et sermones tres, CCSG 72, Turnhout, Brepols, 2009
  • A. Rigo, « Principes et canons pour le choix des livres et la lecture dans la littérature spirituelle byzantine (XIIIe-XVe siècles) », Bulgaria Mediaevalis, 3, 2012, p. 171-185
  • C. Astruc, M. Concasty, Bibliothèque nationale. Catalogue des manuscrits grecs. Troisième partie : Le Supplément grec, Tome III, numéros 901-1371, Paris, 1960 (Version en ligne)
  • A. Cataldi Palau, « Bindings of the sixteenth century from the monastery of St Nicholas Anapausa in the Meteora », Το βιβλίο στο Βυζάντιο: Βυζαντινή και μεταβυζαντινή βιβλιοδεσία. Πρακτικά Διεθνούς Συνεδρίου, Αθήνα 13 - 26 Οκτωβρίου 2005, βιβλιοαμφιάστης 3, Athêna, Ελληνική Εταιρεία Βιβλιοδεσίας, 2008, p. 317-342
  • V. Desprez, A. Rigo, « L'Exposition de la règle de Jean l'Ermite et sa fortune sous le nom de Jean Chrysostome aux 11e-13e siècles », dans A. Binggeli (éd)A. Boud'hors (éd)M. Cassin (éd), Manuscripta Graeca et Orientalia. Mélanges monastiques et patristiques en l'honneur de Paul Géhin, Orientalia Lovaniensia Analecta 243, Peeters, 2016, p. 283-336

Présentation du contenu

  • Collections ascétiques.


    1 (ff. 1-24v) HÉSYCHIUS, [cathigoumène du monastère de la Vierge du Buisson, au Sinaï], Capita de temperantia et virtute (éd. dans M. 93, 1480-1544 sous le nom d'Hésychius de Jérusalem, de même que dans la Φιλοκαλία τῶν ἱερῶν νηπτικῶν, éd. d'Athènes 1893, t. I, pp. 82-101 ; dans notre ms., le titre, presque effacé, porte la même attribution ; sur le véritable auteur, v. Krumbacher, GBL2, p. 147). Notre manuscrit ne compte que 136 articles, qui se répartissent comme suit :


    Ι 1. 2. 4-10. 11 (ι'). 12-22. 23 et 24 (κ'). 25-30. 32-36. 37 (λ'). 38-49. 51. 52 (μ'). 53-62. 63 et 64 (ν'). 65-69. 72. 73. 75. 76. 78. 79 et 80 [jusqu'à 1505 A 8]. 80 [à partir de 1505 A 8] (ξ'). 81-83. 87-89. 92-94, 95 (ο'). οα' inéd. (inc. Οἱ τὸ τῆς ψυχῆς ὀπτικὸν). II 99. I 96-99. 100 (οζ').


    II 1 (οη'). 2 à 4 (οθ'). 7 (οη' bis). 8 (οθ' bis). 9 (π'). 10. 11. 13-18. 94 et 95. 19. 20. 21 (Ϟ'). 22. 23. 25-28. 31-36. 37 à 39 (ρ'). 40-46. 50 et 51. 52 (ρι'). 53-61. 63-65. 69. 70 (ρκ'). 75 et 76. 80-89. 90 (ρλ'). 91 et 92. 93. I 84 [à partir de 1505 C 12]. II 100 (ρλε'). Le chapitre ρλς', beaucoup plus long que les autres (il occupe à lui seul cinq pages et demie, ff. 21v-24v), n'a pas d'équivalent dans les éditions ; il traite de l'enfer et des peines des réprouvés (inc. Ἔδυ ἡ κεφαλὴ τοῦ νοῦ εἰς χάσμα) : dans le ms. Paris. gr. 1140, ff. 211-215, on le retrouve formant un opuscule à part περὶ τοῦ ᾅδου, attribué à Hésychius de Jérusalem (les « capita » en deux centuries, comme dans Migne, figurent dans ce ms. aux ff. 54-88v).


    2 PHILOTHEE, moine du monastère de la Vierge du Buisson, au Sinaï : 1(ff. 24v-27v) Ascetica, Ἀσκητικὰ τοῦ ὁσίου π(ατ)ρ(ὸ)ς ἡμῶν Φιλοθέου μοναχοῦ μονῆς τῆς ὑπεραγίας Θ(εοτό)κου τῆς Βάτου ms. (le début de ce texte jusqu'à ἐκλέγεσθαι, f. 25v, l. 9, est reproduit dans M. 98, 1369-1372 d'après la notice de Mingarelli sur le ms. Nanianus gr. 95). 2(ff. 27v-30v) Sur les trois parties de l'âme et sur la tempérance (inc. Ὁ μακάριος ἀπόστολος Παῦλος, τὸ σκεῦος τῆς ἐκλογῆς ; cf. Μ. 154, 717-718, avant-dernier alinéa). 3(ff. 30v-34v) Sur la modération et l'humilité (inc. Βλέπετε, ὁρᾶτε, φησὶ ὁ Κύριος, μήπως βαρυνθῶσιν ; cf. Μ. 154 l. c). 4(ff. 34v-40v) De mandatis Christi (éd. M. 154, 729 ss, sous le nom de Philothée, patriarche de CP.) : entre les paragraphes 12 et 13 de l'éd. (M., 740), notre ms. (ff. 38v-39) insère 38 lignes inédites ; après les mots αἰωνίῳ ζωῇ (M., 741 C 10), il diverge de Migne et conclut en dix lignes. 5(ff. 40v-46v) De tribus modis orationis (éd. I. Hausherr, dans les Orientalia Christiana, Rome 1927, t. IX, fasc. 36, pp. 150-172 ; une version en grec vulgaire de ce texte, attribué à Syméon le Nouveau Théologien, existe dans M. 120, 701-710).


    3 (ff. 46v-79) Sous le titre presque effacé Ῥήματα κεφαλαιώδη ἐκ τῶν θείων γραφῶν ἐκλεχθέντα καὶ συντεθέντα εἰς ὑποθέσεις διαφόρους, collection ascétique destinée aux religieux et aux religieuses, qui figure également dans le Vallicellanus gr. E 21 (n° 67 dans E. Martini, Catalogo di manoscritti greci esistenti nelle biblioteche italiane, t. II, Milan 1902), ff. 523-553v, et dans le Chisianus gr. 27, ff. 307 ss. Le titre est précédé des deux vers de douze syllabes Πηγὴν — γνησίως qui, dans M. 90, 1401, sont placés devant une série de chapitres de S. Maxime. Si la dédicace à Eulogie, sœur de Michel VIII Paléologue, que porte cette compilation dans le Chis. gr. 27 (v. P. Franchi de' Cavalieri, Codd. gr. Chisiani et Borgiani, Rome 1927, p. 61), est authentique, on peut en dater la rédaction de la seconde moitié du XIIIe siècle.


    Après six lignes de prologue (inc. Ἰστέον ὅτι οὐ χρὴ τὸν ἀποταξάμενον, ἢ τὴν ἀποταξαμένην τὸν κόσμον), commencent les extraits ; outre le Nouveau Testament, les canons des Apτtres et les Constitutions apostoliques, les principaux auteurs cités sont : Antoine, Arsène, Barsanuphe, Basile le Grand, Diadoque de Photikè, Dorothée, Éphrem, Grégoire de Nazianze, Isaac le Syrien, Isidore de Péluse, Jean Chrysostome, Jean Climaque, Jean Damascène, Maxime le Confesseur, Nicolas de Corfou, Nicolas patriarche de CP., Nicon, Nil et Syméon. L'ordre des matières semble être identique à celui du Chisianus (dont P. Franchi de' Cavalieri donne une analyse détaillée, op. cit., pp. 61-63). Dans notre ms., l'interprétation du Pater noster (ff. 72v-73) est mise sous le nom de S. Jean Chrysostome (elle diffère de M. 59, 627-628) ; notre texte de la « recapitulatio » de S. Jean Climaque (ff. 73v-75) est fortement abrégé. Après la fin (f. 77v) des extraits commentés de l'Ecclésiaste, notre ms. se sépare des deux autres : il ne présente plus que quelques paragraphes (ff. 77v-78v) sur les parties et les passions de l'âme, et (f. 79) sur les vertus de l'âme et du corps.


    4 D'une main postérieure, qui a utilisé le verso blanc du f. 79 et les ff. de garde suivants : Narration [BHG3 1734] sur le rétablissement du culte des images (inc. Τοῦ βασιλέως Θεοφίλου συγχωρήσει Θεοῦ τὸ κατ' ἐκείνου [sic] καιροῦ ; éd. Combefis, Graecolat. Patrum Bibliothecae novum auctarium, t. II, 1648, 715 ss) : notre texte, passablement effacé par endroits, et copié sur des feuillets mutilés, ne comporte plus que deux fragments : a(ff. 79v-80v) le début jusqu'à ἠγριωμένος [φαρύξ] (726 A 6), et b(f. 81r.v) le passage ὀρθόδοξον τῆς ὑμῶν εὐλαϐ[είας] — δι' ὅλου ἄγραφος (730 E 8-738 A 6). Sur ce texte, deuxième rédaction des récits concernant Théophile et Théodora, consulter W. Regel, Analecta byzantinorussica (Saint-Pétersbourg 1891), p. x.


    (Source : BnF, Département des manuscrits)

Notes

  • Dix quaternions et un feuillet de garde (f. 81).
    Parchemin de qualité médiocre ; nombreux trous dans les deux premiers et les deux derniers feuillets ; taches, griffonnages marginaux.
    Πύλη (f. 1) et bandeaux (ff. 24v. 46v) ornés. L'encre rouge des titres et des initiales est en maint endroit pâlie et presque indéchiffrable. En outre le travail du rubricateur a été effectué avec la plus grande négligence, les initiales étant restituées de façon souvent erronée.
    L'examen du parchemin, de l'écriture et de l'ornementation permet de conclure que le manuscrit fut copié en Italie méridionale (cf. les observations de M.-L. Concasty, Mss grecs originaires de l'Italie méridionale conservés à Paris, dans Atti dell' VIII Congresso di Studi Bizantini, I [= Studi bizantini e neoellenici, VII], Rome 1953, p. 29).
    Selon H. Omont (Missions archéologiques..., t. II, p. 857, n. 6), le volume proviendrait d'un monastère des Météores, en Thessalie. Il entra à la Bibliothèque nationale le 31 octobre 1898, par voie d'achat (à un libraire).
    (Source : BnF, Département des manuscrits)

Sources des données