France, Paris, Bibliothèque nationale de France, Département des manuscrits, Supplément grec 1015

Texte du manuscrit

Source des données : Pinakes

Jean Zonaras (10..-11..) : Commentarii in ss. canones et epp canonicas [Grec].

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Anciennement dans

Bibliographie

  • A. Schminck, D. Getov, Repertorium der Handschriften des byzantinischen Rechts. Teil II. Die Handschriften des kirchlichen Rechts I (Nr. 328-427), Forschungen zur byzantinischen Rechtsgeschichte 28, Frankfurt-am-Main, Löwenklau-Gesellschaft, 2010
  • M. D'Agostino, « La mano di Giovanni Santamaura. Per una lista delle testimonianze librarie », Scripta, 4, 2011, p. 11-14
  • C. Astruc, M. Concasty, Bibliothèque nationale. Catalogue des manuscrits grecs. Troisième partie : Le Supplément grec, Tome III, numéros 901-1371, Paris, 1960 (Version en ligne)

Présentation du contenu

  • Copie de textes canoniques complétant la collection du Paris. Coislin. 39 (v. R. Devreesse, Le Fonds Coislin, pp. 35-37).


    1 (f. 2) Extrait du synode de CP., ann. 394, sur la controverse autour du siège de Bosra, περὶ Ἀγαπίου καὶ Βαγαδίου ms., avec le commentaire de JEAN ZONARAS (éd. Rhalli-Potli, Σύνταγμα τῶν θείων καὶ ἱερῶν κανόνων..., III, Athènes 1853, pp. 625-628). La place de ce texte dans les collections canoniques se trouve à la suite des canons du concile de Carthage, ann. 419, canons sur lesquels s'achève précisément la deuxième section, incomplète, du Coislin 39 (f. 246v).


    2 Lettres canoniques, avec commentaire de JEAN ZONARAS (éd. citée, IV, Athènes 1854).


    1(ff. 2v-3, col. 3) DENYS D'ALEXANDRIE à Basilide (éd., pp. 1-13). 2(ff. 3, col. 3-5, col. 3) PIERRE D'ALEXANDRIE, de paenitentia (éd., pp. 14-44). 3(ff. 5, col. 3-6, col. 3) GRÉGOIRE LE THAUMATURGE, sur les idolothytes (éd., pp. 45-65 : manque le canon 11 ; les canons 1 et 2 étant dédoublés dans le ms., celui-ci dénombre ιϐ' canons). ATHANASE D'ALEXANDRIE : 4(ff. 6, col. 3-7v, col. 1) à Amoun (éd., pp. 67-76) ; 5(ff. 7v, col. 1-8, col. 2) extrait de la 39e lettre festale (éd., pp. 78-81) ; 6(ff. 8, col. 2-8v col. 3. 9, col. 1-9v, col. 2) à Rufinien (éd., pp. 82-85). S. BASILE : 7(ff. 10, col. 1-15v, col. 4) à Amphiloque Ia (éd., pp. 88-137 ; le scribe a ajouté, au recto d'un petit morceau de papier numéroté 11, inséré entre les ff. 10 et 12, le σχόλιον, tiré d'un Vaticanus, qu'on trouve édité dans Migne, P. G. 138, 573 C-574 B ; au f. 12, col. 3, le ms. comporte l'addition éditée dans M. 138, 593, n. 3 ; enfin le f. 14, additionnel, inséré entre 13 et 15, et de même nature que le f. 11, porte un commentaire inédit, tiré d'un Vaticanus, sur le dixième canon : inc. Ὁ μὲν Σευῆρος ἐπίσκοπος ἦν Βασάδων — des. ἐπιορκεῖν ἀπὸ τῶν Μινδάνων μετατεθείς) ; 8(ff. 15v, col. 4-20v, col. 1) à Amphiloque IIa (éd., pp. 138, l. 11 a. i. Ἠρώτησας ἡμᾶς — 204 ; au f. 16v, col. 1-2, le ms. présente l'addition éditée dans M. 138, 655, n. 8) ; 9(ff. 20v, col. 1-23, col. 4) à Amphiloque IIIa (éd., pp. 206-256) ; 10(f. 23, col. 4-23v, col. 1) extrait de la IVa à Amphiloque (éd., pp. 257-258) ; 11(ff. 23v, col. 1-25, col. 4) à Diodore (éd., pp. 259-268) ; 12(ff. 25v, col. 1-26, col. 4) au prêtre Grégoire (éd., pp. 269-271) ; 13(f. 26, col. 4-26v, col. 3) aux chorévêques (éd., pp. 275-277) ; 14(ff. 26v, col. 4-27v, l. 3) à ses suffragants (éd., pp. 278-281) ; 15(ff. 27v, l. 4-28v, col. 1) extrait du « De Spiritu Sancto », ch. 27 (éd., pp. 283-289) ; 16(f. 28v col. 1-2) extrait du même ouvrage, ch. 29 (éd., pp. 292-293).


    Suit (ff. 29-30) une liste d'additions et de corrections aux textes qui précèdent, du f. 2v au f. 24v.


    L'ensemble de lettres conservées par notre manuscrit apporte exactement tout ce qui manque en tête de la série des lettres canoniques dans le Coislin 39 (quatrième section, ff. 251 ss).


    (Source : BnF, Département des manuscrits)

Notes

  • Cahier faisant partie du recueil de textes canoniques copiés en Italie par Jean de Sainte-Maure, et dont la masse principale forme aujourd'hui le Coislin 39 (v. R. Devreesse, op. cit., p. 37). Outre la similitude de main — l'écriture du copiste chypriote, inégale et constamment déformée par la hâte, est, ici comme là, bien reconnaissable —, outre la netteté (v. ci-dessus) avec laquelle le présent ms. comble une importante lacune du Coislin 39, d'autres indices permettent de prouver avec certitude que les deux mss étaient destinés à ne former qu'un seul volume. Jean de Sainte-Maure avait réparti sa copie en plusieurs liasses numérotées̱ s̱ur le premier ou le dernier feuillet de chacune, en accompagnant le numéro d'un petit index du contenu de la liasse ; c'est ainsi que le Coislin 39 porte au f. 9a l'indication : fasciculo p(rim)o, suivie de la liste des canons que renferme ce premier cahier (la matière correspond aux ff. 10-66v) ; de même, au f. 149av : fasciculo 2° (=ff. 67-149) ; au f. 201bv : fasciculo 3° (= ff. 150-201) ; au f. 250v : fasciculo 4to (= ff. 202-250) ; au f. 302v (mutilé), l'inscription en italien a dû disparaìtre assez tôt par déchirure du feuillet, et le chiffre VI m a été ajouté à côté, au-dessus de l'indication du contenu, en latin (=ff. 251-301). La cinquième liasse manquante n'est autre que le Suppl. gr. 1015 : le f. 1v de notre ms. (dont il était primitivement le dernier feuillet, v. plus bas) porte en effet, près du bord supérieur, la mention : fasciculo 5to . . Notons enfin que l'index général du Coislin 39 se réfère à un état du recueil où le contenu du cinquième fascicule figurait à sa place naturelle, entre le concile de Carthage et la lettre de Grégoire de Nysse : les articles détaillés par cette table (qui est de première main) au f. 9 recouvrent exactement la substance du Suppl. gr. 1015.
    Le copiste avait paginé les feuillets en chiffres romains, de la façon suivante : ff. 2-10v. 12-13v. 15-31v paginés I-LVI, f. 1r.v (déplacé depuis) paginé LVII-LVIII. A partir de la p. XXIV (f. 15v), il s'était embrouillé dans son compte, et chaque page jusqu'à la fin porte plusieurs numéros barrés à côté du bon numéro.
    La précipitation de la copie se trahit par l'inégalité de l'écriture et de la « mise en page » : le texte est la plupart du temps disposé sur 4 colonnes de largeur diverse ; cependant un feuillet est à longues lignes (f. 27r.v), et l'on trouve aussi des pages à deux colonnes (ff. 9. 28r.v) et une à trois colonnes (f. 25v). Au f. 8v, le texte s'arrête au milieu de la troisième colonne et le reste de la page est barré de deux traits. Au f. 9v, qui comporte deux colonnes, la deuxième est également incomplète, et l'espace vide est barré d'un trait. Au f. 18v, le scribe a commencé à écrire quelques lignes, puis les a annulées, et a barré la page de deux grands traits, ne reprenant sa copie qu'au feuillet suivant.
    Les ff. 11 et 14 sont deux petits morceaux de papier ajoutés après l'achèvement de la copie proprement dite pour insérer deux additions (v. plus haut). Les ff. 30v-31v sont vides d'écriture.
    En haut du f. 2, à gauche, une main occidentale a porté un renvoi, en latin, á l'édition latine des Canons, avec commentaire de Balsamon, donnée par Gentien Hervet chez Guillaume Morel (Paris 1561, p. 390).
    Il semble que dès 1617, date où Auguste Galland, avocat au Parlement de Paris, entra en possession du Coislin 39, le présent ms. était déjà séparé de ce dernier ; en effet, Galland, qui a inscrit sa marque de possession au f. 1 du Coislin 39, n'a pas éprouvé le besoin de la répéter en tête de chaque liasse, excepté en ce qui concerne la cinquième, c'est-à-dire notre Suppl. gr. 1015 (f. 2 : Augusti Gallandij in Paris(iensi) Senat(u) Patronj) : dès ce moment, pour des raisons qui nous échappent (dont l'une a pu être la sensible différence des formats), le recueil formé par Jean de Sainte-Maure avait été scindé en deux parties fort inégales. On ne saurait dire si elles parvinrent simultanément entre les mains de Galland, ou s'il s'écoula un laps de temps avant que la cinquième liasse et le reste de la collection aient pu se retrouver côte à côte chez ce possesseur.
    Bernard de Montfaucon (Bibliotheca Coisliniana, Paris 1715, pp. 113-114) a donné du Coislin 39 une description trop insuffisante (il ne détaille le contenu qu'à partir du f. 265) pour qu'on puisse déterminer l'état de ce ms. à l'époque où le savant bénédictin rédigeait son catalogue. Cependant, une main du XVIIIe siècle qui ressemble fort à la sienne a inscrit sur le f. 1 du Suppl. gr. 1015 la note suivante : Ce cahier doit etre mis à la fin du Manuscrit 39 ; note qui doit être postérieure à l'achèvement du catalogue, ce qui laisse supposer que notre liasse cut une destinée indépendante de celle du gros du fonds Coislin avant de rejoindre, comme celui-ci, l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés. Toujours au XVIIIe siècle, mais sensiblement plus tard, une autre main a corrigé la note ci-dessus (mal interprétée), en écrivant, au-dessus des mots « à la fin du » les mots « après le », et en complétant ainsi l'inscription : (le Manuscrit 39) qui est presentement le manuscrit CLIV de la Bibliotheque Coisline de D. Bernard de Montfaucon. Une coïncidence fortuite avait en effet affecté le Coislin 154 de l'ancienne cote XXXIX, ce qui explique la confusion du correcteur (peut-être un bibliothécaire de Saint-Germain-des-Prés). Cette confusion eut des effets à longue portée : au XIXe siècle, vraisemblablement sous Charles X (époque de la reliure qui protège encore aujourd'hui le ms.), C.-B. Hase, bibliothécaire au Cabinet des Manuscrits, écrivit (sur un fragment de papier collé sur le f. 1), à l'intention du relieur, le titre à mettre au dos, suivi de la cote entre crochets : Coislin 154 bis. Le ms. conserva cette cote jusqu'en 1885, date où H. Omont le fit figurer sous le numéro actuel parmi les « Additions au Supplément grec de la Bibliothèque nationale, 1883-1885 » publ. dans la Bibl. de l'École des Chartes, XLVI, 1885, p. 196, non sans faire suivre sa brève notice du renvoi fallacieux : « Cf. Coislin. 154. »
    (Source : BnF, Département des manuscrits)

Sources des données